Bonjour,

Tout nouveau membre ici, je suis chercheur en marketing et je m'interesse a la maniere dont les femmes sonst percues par leurs tenues dans le monde politique francais. J'ai écrit cet article, et j'aimerais avoir votre avis sur la question, merci d'avance.

David

La mode des femmes ministres, un look pas si « normal » que ça ?

Alors que le nouveau gouvernement Jean-Marc Ayrault voit l’arrivée de la parité homme/femmes pour la 1ère fois dans l’histoire, certaines d’entre elles font beaucoup parler d’elles par leur look, ce qui nous rappelle l’époque Rachida Dati (avec ses vêtements et accessoires de luxe) ou encore Roselyne Bachelot et ses crocs roses qui avaient fait un tabac à l’époque.
Après que Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des Territoires et du logement ait fait parler d'elle en portant un jean lors du premier conseil des ministres ainsi qu’une robe dans l’hémicycle, jetons un petit coup d’œil comparatif à ses collègues. La ministre Duflot, après être arrivée en jean au cours du premier conseil des ministres, s’est fait sévèrement critiquer par la droite pour un manque de professionnalisme. Pour cette “gaffe” politique, elle s’est retrouvée parodiée dans les Guignols de l’Info comme une jeune rebelle au vocabulaire de collégienne. Après l’histoire du jean, elle fut également sifflée dans un l’hémicycle alors qu’elle portait une robe à fleurs, un geste encore plus déplacé. Jetons un petit coup d’œil comparatif à ses collègues.

- Marisol Touraine, avec ses tailleurs colorés, ses jupe longues et ses écharpes élégantes, ou au contraire vêtue d’une veste cintrée et d’une chemise de couleur claire (blanc, écru), varie entre ce premier look si simple et professionnel et des tenues aux couleurs plus vives tout en restant très crédible.
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. La petite jeune du gouvernement arbore pourtant un look souvent très élégant en noir et blanc, avec veste, robe bustier et chemise.
- Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des PME, de l’innovation et de l'économie numérique. Certains considèrent qu’elle a obtenu son poste uniquement pour sa beauté, mais son look un peu plus rock’n’roll n’empêche pas aucunement ses capacités, comme elle l’a demandé au cours du mandat. On retrouve un choix de vêtements tel que la robe blanche, les petites chaussures ouvertes, le sac à main coloré ou encore la marinière.
- Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie. Talons hauts, tailleurs chics, robes sombres qui épousent ses formes, peut-être une allure de star trop poussée. On la voit parfois en jeans et ses chemises trop cintrées accentuent sa grandeur et ses formes. Cependant, on ne penche jamais dans le vulgaire, par conséquent, on ne saurait la juger sur ces détails.
Généralement, on aperçoit beaucoup de chaussures ouvertes lors de la belle saison pour un look décontracté, qui insuffle de la vie et de l’énergie à ce gouvernement, en tant que valeurs véhiculées au cours du mandat. Pour terminer, on retrouve aussi Delphine Batho et ses tenues sombres assorties d’écharpes colorées, ou encore Aurélie Filippetti, avec la dominance du noir sur un look masculin qui la rend tout aussi séduisante. Malgré cet aspect « sexy », la parité hommes-femmes a bel et bien été mise en place pour une autre raison : l’égalité des chances.
Dans un gouvernement où le code déontologique est devenu synonyme de ”normal”, existe-t-il alors une place pour un peu de folie et de fraîcheur dans l’aspect vestimentaire des ministres ? Peut-on conjuguer politique et mode ? Ou est-ce une pratique trop sexiste que de juger les femmes au pouvoir sur leurs vêtements et leur allure ? Bien sûr, nous devons préciser que le suivi des medias est tellement important à ce jour que la déontologie est devenue maître mot pour ne pas “faire parler”.
Avec le récent climat d’austérité, ce gouvernement se veut d’être le plus solennel possible. Cela s’est vérifié par les récentes directives de François Hollande, mais le gouvernement respecte-il toujours ses promesses ? N’oublions pas de signaler que selon la loi du 26 Brumaire an IX de la République (17 novembre 1800) et malgré l’égalité des sexes promulgué en 1946, toute femme désirant porter un pantalon doit obtenir une autorisation de la Préfecture de Police. Une loi pas encore abolie, qui est devenue caduque de par son absurdité. Cela vaudra-t-il également pour les jugements sexistes que l’on entend aujourd’hui ? La réflexion est ouverte : bien qu’il faille respecter certains codes de à la profession, nous devons laisser une certain liberté aux individus pour avancer avec notre époque et pour évoluer dans le respect mutuel.