LISTE DES FILMS


Il existe des milliers de films faits par des femmes, pour des femmes, à propos des femmes. Nos recommandations de films vous inspireront à apprendre, compatir, admirer et agir.



Run Granny Run (Cours Grand-mère Cours), Etats Unis, 2007, Marlo Poras

Documentaire, 92 minutes, en anglais

Doris "Granny D" Haddock dit de sa vie: "Il n'est jamais trop tard pour faire un éclat". A l'âge de 90 ans, elle a lacé ses tennis et a parcouru plus de 4800 km à travers l'Amérique pour protester contre l'influence importante de l'argent dans les élections. Mais pour Doris, ce n'était qu'un échauffement.

A 94 ans, elle saute sur une chance inattendue de se présenter au Sénat américain. Doris et son équipe hétéroclite d'atouts politiques et d'amateurs travaillent contre toute attente et développent une campagne fougueuse qui personnifie les idéaux démocratiques d'un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Souriante en dessous d'un chapeau de paille à larges bords et voyageant dans un camping-car coloré et peint à la main, cette grand-mère de 16 petits-enfants est tout sauf l'image d'un personnage politique bien rodé. Mais la campagne de Granny n'est jamais une question de performance; c'est une question de passion.

Iron Ladies of Liberia (Dames de Fer du Liberia), 2007, Liberia/Etats Unis, Siatta Scott-Johnson et Daniel Junge

Documentaire, 60 minutes, en anglais

Beaucoup de personnes regardent Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia, comme un exemple de dirigeante dans une position extraordinairement difficile. Si elle réussit, peut-être que d'autres femmes dans sa position pourront passer au-delà de l'étiquette de « femmes dirigeantes », pour devenir simplement des « dirigeantes ».

Après quatorze années de guerre civile, le Liberia est une nation prête pour le changement. Johnson-Sirleaf a gagné une élection très fortement contestée avec le soutien écrasant des femmes de tout le pays et est devenue la première femme élue à la tête d'un pays en Afrique. Depuis son investiture, elle a nommé d'autres femmes extraordinaires à des postes de leadership dans tous les domaines du gouvernement, notamment au poste de Chef de la Police et de Ministres de la Justice, du Commerce et des Finances.

Iron Ladies of Liberia donne un accès aux coulisses de la première année en fonction de la Présidente, donnant une vision unique sur le mécanisme d'un cabinet africain dynamique et nouvellement élu.

La Hija del General (La Fille du Général), 2006, Chili, María Elena Wood

Documentaire, 59 minutes, en espagnol avec sous-titres anglais

Cette hija, ou fille, est Michelle Bachelet, Présidente du Chili. Le General est feu son père, Alberto Bachelet, emprisonné après la prise de pouvoir de Pinochet en 1973. Ce film raconte son histoire émouvante, personnelle et politique, racontée en partie par des lettres du Général à sa famille.

Nous suivons Michelle Bachelet, qui fut un jour un médecin et une militante socialiste anonyme, tandis qu'elle voyage à travers le Chili pour sa campagne politique, découvrant certaines des forces qui la motivent et examinant les points importants de sa vie personnelle et familiale. Même si elle est socialiste, parent célibataire et agnostique, le Dr. Bachelet a réussi à devenir la première femme Présidente du Chili, une nation catholique conservatrice et captive l'attention de la presse internationale avec sa façon féminine singulière de faire de la politique.

Las Madres, The Mothers of the Plaza de Mayo (Las Madres, Les Mères de la Plaza de Mayo), 1985, Argentine, Susana Muñoz et Lourdes Portillo

Documentaire, 64 minutes, en espagnol avec sous-titres anglais

La pire chose qui puisse arriver à une mère est de perdre un enfant. Avoir un enfant qui disparaît sans trace est une agonie sans fin. Pendant les années 70 et 80, Durant la "Guerre Sale" d'Argentine, 30 000 fils et filles ont disparus. Dans une société où les femmes sont sensées être silencieuses, Las Madres retrace le parcours de mères argentines qui ont exigé de connaître le destin de leurs enfants disparus.

Tandis que les femmes se rassemblent, leur groupe commence à grandir et la tragédie privée se transforme en un puissant mouvement activiste. Nous regardons des centaines de mères se rassembler chaque semaine sur la Plaza devant le palais présidentiel. Vêtues de blanc, elles portent les noms de leurs enfants. Elles marchent, rappel toujours présent que leur besoin et le besoin de leur pays d'une réponse ne disparaîtront jamais.

Dishing Democracy (Commérages et Démocratie), 2007 Pays Bas/Etats Unis, Bregtje van der Haak

Documentaire, 60 minutes, en anglais & arabe avec sous-titres anglais

"Dishing" est un jeu de mots sur "antenne parabolique" et le terme argot anglais pour "commérage".

Parfois une action politique puissante arrive dans un paquet surprenant-comme "Kalam Nawaem," ou "Sweet Talk", une émission présentée par quatre femmes sur la télévision arabe par satellite. A la différence des programmes officiels du gouvernement, la télévision par satellite est libérée des frontières nationales, du contrôle d'état et de la censure, et les animatrices de Kalam Nawaem en profitent pleinement, discutant de sujets tabous comme le sexe, la polygamie, la maltraitance des épouses et l'égalité entre hommes et femmes.

Les caméras nous emmènent à l'arrière plan pour rencontrer quatre animatrices vibrantes et franches, chacune originaire d'un pays arabe et d'un milieu différent. Les caméras nous emmènent également dans la rue et à l'intérieur des foyers, pour capturer les réactions des téléspectateurs. Ce documentaire est un portrait excitant et haletant du pouvoir du partage des idées au-delà des frontières-des femmes parlant aux femmes. Comme l'une des animatrices le dit: "La politique ne m'intéresse pas, ce sont les gens qui m'intéressent".

Maquilapolis: City of Factories (Maquilapolis: Villes d’Usines), 2006, Mexique, Vicky Funari et Sergio de la Torre

Documentaire, 68 minutes, en espagnol avec sous-titres anglais

Maquilapolis raconte l'histoire de femmes qui travaillent dans les nombreuses usines, ou maquiladoras, qui bordent la frontière entre le Mexique et les Etats Unis. Suite à une idée unique, les cinéastes ont formé les sujets du film à la production vidéo afin qu'elles puissent raconter leurs propres histoires.

Carmen est l'une de ces femmes, elle est mère célibataire et a trois enfants. Elle vit dans une cabane construite avec des portes de garage recyclées, dans un quartier sans rues pavées, ni système d'égouts et sans électricité. Elle doit travailler toute la nuit et prendre soin de ses enfants toute la journée. Agée de 29, elle souffre d'insuffisance rénale et d'anémie provoquées par ses années de travail en usine. Carmen gagne six dollars par jour.

Chacune de ces femmes doit gérer les épreuves des toxines environnementales, des violations des droits du travail, des problèmes d'infrastructure et de logement et des droits des femmes. Elles sont le vrai visage de la mondialisation.

God Sleeps in Rwanda (Dieu Dort au Rwanda), 2004, Etats Unis/Rwanda, Kimberlee Acquaro et Stacy Sherman

Court documentaire, 28 minutes, en anglais

En 1994 au Rwanda, en 100 jours, un million de personnes ont été tuées. Tant de ces personnes étaient des hommes, que la population qui restait était à 70 pourcents composée de femmes. Les femmes du Rwanda ont été chargées d'un fardeau extraordinaire et d'une opportunité sans précédent. Un nombre record de jeunes filles vont à l'école et aujourd'hui, les femmes prennent une large part au leadership du pays.

God Sleeps in Rwanda brosse le portrait de cinq femmes courageuses. Chacune d'entre elles est devenue orpheline pendant le génocide, plusieurs ont été violées et l'une d'entre elles est atteinte du VIH qu'elle a contracté suite à ce viol. Nous les suivons tandis qu'elles reconstruisent leur vie, qu'elles redéfinissent le rôle des femmes dans la société rwandaise et qu'elles amènent de l'espoir à une nation blessée.

Prenant au coeur et plein d'inspiration, ce film puissant est un rappel brutal des conséquences de la tragédie rwandaise et un tribut à la force et à l'esprit de ceux qui vont de l'avant.

Enemies of Happiness (Ennemis du Bonheur), 2006, Danemark/Afghanistan, Eva Mulvad

Documentaire, 58 minutes, en anglais, Farsi & Pashto avec sous-titres anglais

Comment introduire la démocratie dans un pays où les votes sont à vendre et où les femmes ne peuvent pas quitter leurs enfants pour aller voter? ? Malalai Joya en est un exemple. En 2005, cette Afghane de 27 ans s'est présentée aux premières élections parlementaires démocratiques dans son pays depuis 30 ans. Survivante de tentatives d'assassinat répétées, elle diffuse son message, entourée de gardes. Le courage et la conviction de Joya ont fait d'elle une héroïne populaire pour les femmes de sa province reculée du désert. Comme le film nous le rappelle éloquemment, amener un changement nécessite plus que des soldats et des diplomates occidentaux.

Enemies of Happiness suit un combattant radical pour la liberté et un pays en plein changement. Mais plus important, c'est un film à propos du courage personnel et de la croyance qu'une personne ordinaire peut non seulement faire une différence, mais va faire une différence.

The Kidnapping of Ingrid Betancourt (Le Kidnapping de Ingrid Betancourt), 2003, Etats Unis/Colombie, Victoria Bruce et Karin Hayes

Documentaire, 76 minutes, en espagnol avec sous-titres anglais

En février 2002, la campagne présidentielle de la Colombienne Ingrid Betancourt s'est arrêtée brusquement lorsqu'elle a été kidnappée par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Ce film raconte l'histoire de sa lutte courageuse contre la corruption politique, de sa détermination à survivre en captivité et des efforts angoissés de sa famille pour la faire libérer et garder sa campagne vivante.

En utilisant des interviews radio enregistrées avant qu'elle soit enlevée, remarquablement, Ingrid Betancourt y raconte sa propre histoire. C'est un récit fascinant et inquiétant qui révèle encore une autre façon dont la famille d'une femme peut être affectée quand celle-ci décide de se présenter aux élections. Regardant ces interviews avec son mari désespéré et affligé et ses deux jeunes enfants, nous ressentons un frisson supplémentaire, sachant que six ans plus tard, ils attendent toujours. En avril 2008, Ingrid Betancourt reste toujours en captivité.

The Amazing Mrs. Pritchard (L’Etonnante Mme Pritchard), 2006, Royaume Uni, Sally Wainwright

Film, Mini série télé, 364 minutes, en anglais

Combien de fois vous êtes vous dit: "Je pourrais diriger ce pays mieux que ça!" The Amazing Mrs. Pritchard est un tour amusant et intelligent sur les montagnes russes de l'ultime "et si?"

Ros Pritchard, gérante d'une épicerie suburbaine, en a assez des politiciens. Sur un coup de tête, elle décide de se présenter aux élections et termine Premier Ministre. Elle amène un bol d'air frais: Une personne ordinaire qui dit ce qu'elle pense. En très peu de temps, elle dirige une révolution féministe dans la politique britannique, tandis que dans tout le pays, des femmes animées des mêmes intentions suivent son exemple et se présentent aux élections parlementaires.

Une fois en fonction, Ros doit continuer à gérer son foyer, ses enfants qui n'en font qu'à leur tête et son mari, tout en guidant son pays à travers des crises internationales. Quand des secrets sont révélés, elle est forcée de choisir: Famille ou Pouvoir?

My Terrorist (Mon Terroriste), 2002, Israël, Yulie Cohen Gerstel

Documentaire, 58 minutes, Hébreu & anglais avec sous-titres anglais

My Terrorist est le récit narratif personnel du voyage vers le pardon de la cinéaste Yulie Cohen. Nous faisons l'expérience de la douleur du conflit au Moyen Orient à travers l'histoire d'une femme et d'un homme.

Gerstel, une Israélienne, a rencontré Fahad Mihyi, un Palestinien, pour la première fois en août 1978, quand il pointa une mitraille sur elle pendant une attaque terroriste. Elle fut blessée, mais un de ses amis et collègue fut tué.

Dans un remarquable tournant de foi, vingt-trois ans plus tard, Gerstel a commencé à remettre en question les causes de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Elle trouve et rencontre l'homme qui l'a presque tuée et essaye de le faire libérer de prison. Son but était de se poser en survivante et d'appeler chaque partie à la réconciliation. Le documentaire poignant de Gerstel est un témoignage émouvant de la compassion humaine et un appel à la paix.

Thunder in Guyana (Tempête en Guyane), 2003, Etats Unis/Guyane, Suzanne Wasserman

Documentaire, 50 minutes, en anglais

La réalisatrice Suzanne Wasserman avait une histoire toute prête à raconter dans son premier film. Sa cousine, Janet Rosenberg, une juive blanche de Chicago, a été la Présidente de la Guyane, une nation d'Amérique du Sud et est considérée comme la mère de son pays par la population guyanaise originaire principalement d'Afrique et d'Inde orientale. Où commencer?

Janet Rosenberg a rencontré et épousé un Guyanais, Cheddi Jagan en 1943, le couple est ensuite parti pour la patrie de celui-ci pour y lancer une révolution socialiste. Pendant plus d'un demi siècle, ils ont lutté contre les règles coloniales et l'exploitation-en dépit de peines de prison et de l'intervention de personnages internationaux tels que Winston Churchill et John F. Kennedy. En 1997, Janet Jagan a succédé à son mari en poste de présidente, devenant la première femme et la première personne d'origine étrangère à diriger le pays.

Thunder in Guyana est le portrait inattendu et étonnant d'un pays-et l'histoire d'une famille.

Women of Tibet: A Quiet Revolution (Femmes du Tibet : Une Révolution Calme), 2006, Etats Unis/Tibet, Rosemary Rawcliffe

Documentaire, 58 minutes, tibétain & anglais avec sous-titres anglais

Quarante ans plus tard, elles vivent en exil en Inde et luttent pour préserver leur langue, leur religion et leur culture dans l'espoir de retourner chez elles un jour. Nous entendons les points de vue uniques de trois générations de femmes: certaines femmes qui ont pris part à la protestation, d'autres qui n'étaient que des fillettes à l'époque et enfin d'autres qui sont nées et ont grandi en exil.

A Quiet Revolution retrace un mouvement de résistance non-violent important mais peu connu de l'histoire moderne. En 1959, 15 mille Tibétaines sans armes se sont rassemblées pour protester contre une décennie d'occupation forcée par les Chinois, un événement connu sous le nom de "Soulèvement des Femmes".

Le leader spirituel et politique, sa Sainteté le Dalaï-Lama vit parmi elles en exil. Il donne son point de vue sur ces femmes qu'il appelle "Phamo" -"Héroïnes."

Amu, Inde/USA, 2005, Shonali Bose

Film, 102 minutes, en anglais, Bengali, Hindi & Punjabi, avec sous-titres anglais

Amu raconte l'histoire d'un moment tragique de l'histoire indienne à travers le récit fictif de Kaju, une jeune femme indo-américaine de 21 ans. Tout ce que Kaju sait de son passé, c'est qu'elle a été adoptée. Lorsqu'elle retourne en Inde pour rencontrer les membres de sa famille, elle découvre bien plus qu'elle ne cherchait-la vie cachée et enfuie des souvenirs d'Amu, son nom d'origine.

Amu et ses parents biologiques ont été les victimes des émeutes sanglantes qui ont éclaté après l'assassinat d'Indira Gandhi par ses gardes du corps sikhs en 1984. En représailles, des milliers de Sikhs ont été tués, y compris le père d'Amu. Sa mère, incapable de prendre soin d'Amu, âgée de trois ans, la confie à une travailleuse sociale qui l'adopte.

Amu est l'histoire des femmes aidant d'autres femmes à soigner les blessures physiques et émotionnelles des bouleversements politiques.


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