APPARANCE

D’abord l’Argent, Ensuite le Pouvoir

Les Prêts de Microcrédit Font une Différence pour les Femmes

Trop souvent des termes tels qu'ignorantes, pauvres et oppressées sont utilisés pour décrire les femmes dans l'Hémisphère Sud. Collectivement, les Occidentaux ont tendance à imaginer ces femmes comme des victimes. De récents efforts pour mettre des ressources économiques à la disposition de ces femmes ont changé la façon dont elles expérimentent et expriment leur pouvoir. Les gouvernements, les écoles et les organisations de société civile ont reconnu qu'armer des femmes avec de petits prêts et les aider à développer les compétences nécessaires pour diriger leur propre affaire, profite aux femmes, à leur famille et à leurs communautés.

Ci-dessous vous trouverez les profils de cinq femmes qui ont bénéficié de prêts de microcrédit. Leurs histoires font partie d'une collection de photographies intitulée Women Empowered, Inspiring Change in the New World. Le photographe Phil Borges a rassemblé ces photographies et ces histoires pour la campagne internationale de CARE pour la responsabilisation économique des femmes. Ces cinq femmes parlent d'espoir, de pouvoir, de leadership et d'organisme et se font l'écho de l'affirmation que CARE s'efforce d'inculquer aux femmes du monde entier: "Je suis puissante."

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Phil Borges
Amena, 35, Gazipur, Bangladesh
Sept mille femmes suivent le Rural Maintenance Program et lancent leur propre affaire chaque année. Ce programme s'adresse aux femmes les plus défavorisées du pays, dont la plupart sont veuves, divorcées ou abandonnées.




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Phil Borges
Juana Perez, 50, Ixtahuacan, Guatemala
Des prêts de microcrédit sont attribués à des groupes de vingt à trente femmes. Si une personne ne rembourse pas le prêt, le reste des femmes sont tenues responsables. Avec ce système, le taux de défaut de remboursement est particulièrement faible et ces prêts connaissent plus de succès auprès des femmes que des hommes. Agrandir >
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Phil Borges
Bkat Nazera, 29, Kabul, Afganistán
Un cuarto de siglo de guerra dejó cincuenta mil viudas solamente en Kabul. La vasta mayoría de estas mujeres son analfabetas, tienen pocas habilidades profesionales y viven con solo un dólar por día. Agrandir >
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Phil Borges
Teke Foliwa, 42, Have, Ghana
A Have, les jeunes filles se marient souvent avant de terminer leur scolarité. Il est courant pour les hommes d'abandonner leurs épouses, les laissant sans aucune compétence professionnelle, ni moyens de subsistance.
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Phil Borges
Tránsito, 91, Cayambe Equateur
Une servitude contractuelle, de mauvaises conditions de travail et des salaires insuffisants découragent les femmes d'obtenir leur indépendance économique. Tránsito Amaguaña est une dirigeante qui suscite l'inspiration et dont l'activisme a engendré un mouvement pour de meilleures conditions de travail en Equateur.
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AMENA, 35, Gazipur, BangladeshAprès que le mari d'Amena l'ait quittée, elle a travaillé pendant plusieurs années comme servante pour subvenir aux besoins de ses deux enfants. Une amie lui a parlé d'un programme de quatre ans qui emploie des veuves et des femmes défavorisées pour un dollar et vingt-cinq cents par jour. Les participantes ont la garantie d'avoir un emploi, pour autant qu'elles économisent vingt cents de leurs revenus et participent à des cours de santé, d'alphabétisation, de droits de l'homme et de gestion. Après avoir terminé le programme, Amena a utilisé les 180 dollars qu'elle avait économisés pour acheter une vache. Trois mois plus tard, elle l'a vendue 240 dollars, et finalement s'est constitué un troupeau de six vaches. Aujourd'hui, elle possède sa maison, un taureau et six vaches, et elle cultive environ dix hectares de riz. Dans le passé, les femmes comme Amena ont rarement eu l'opportunité de s'élever du statut de servante et de posséder leur propre maison.

Amena loue actuellement une terre, ce qui lui permet de produire 2 800 kilos de riz par an. Son but ultime est d'acheter cette terre et de doubler son troupeau de vaches dans les trois ans. Même si Amena est illettrée et ne peut signer que son nom, elle est devenue une femme d'affaire prospère.


JUANA PEREZ, 50, Ixtahuacan, Guatemala
Juana a organisé le premier programme de prêt de microcrédit pour les femmes dans sa ville natale de Ixtahuacan après avoir participé à un programme similaire de CARE dans un village voisin. Avec son premier prêt de quarante-cinq dollars, elle a pu acheter cinquante poulets et les revendre quelques semaines plus tard avec un bénéfice de quarante pourcents. Elle achète à présent mille poulets à la fois et a gagné assez d'argent pour envoyer quatre de ses sept enfants à l'école.

Actuellement, Juana est présidente d'un groupe de vingt-cinq membres et passe son temps à enseigner aux femmes comment gagner de l'argent et le gérer. Elle espère étendre le programme pour aider plus de femmes dans son village et dans les zones rurales avoisinantes.

 

 

 

 
 
BKAT NAZERA, 29 Kaboul, AfghanistanEnfant, Bkat aimait coudre et dessiner des vêtements, mais elle n'avait jamais imaginé qu'elle serait capable de posséder sa propre affaire de vêtements. Après la chute des Talibans en 2001, elle a rejoint le programme de formation professionnelle pour les veuves de guerre et a lancé son propre centre de couture, employant des veuves comme couturières. Comme le magasin n'a pas l'électricité, les femmes font fonctionner les machines à coudre à la main et utilisent des cuisinières à gaz pour chauffer leurs fers. Le centre de couture de Bkat est un atout social crucial pour ces femmes, ainsi qu'un moyen de survie pour échapper au cycle de la pauvreté.

Une épouse afghane est traditionnellement protégée dans le réseau étendu de la famille de son mari, mais le décès de son mari la laisse souvent incapable de gagner sa vie ou de subvenir aux besoins de ses enfants. Bkat rêve d'agrandir son affaire, afin d'employer plus de veuves et finalement d'ouvrir des magasins dans d'autres provinces et pays.

TEKE FOLIWA, 42, Have, GhanaRécemment, Teke a été couronnée "Reine Mère" de Have. Son premier acte a été de former seize groupes de femmes pour les prêts de microcrédit, la production agricole et la réforme de l'éducation. Au début, la communauté s'est inquiétée de la voir gagner du pouvoir trop rapidement. "On a l'habitude que les femmes soient soumises aux hommes", déclarait-elle. "Traditionnellement, une reine est juste une figure de proue; elle s'habille pour les festivals et sert de modèle pour enseigner aux femmes à être belles, calmes et réservées. Après la formation, j'ai réalisé que je pouvais être une sorte d'inspiration différente pour les femmes d'ici".

Enfin, les hommes ont été impressionnés par les progrès réalisés par les femmes et ont demandé à avoir leurs propres groupes. "Cela nous a fait avancer et devenir une vraie communauté", a déclaré Teke. "Il n'y a pas que les hommes et les femmes, nous allons tous ensemble de l'avant d'une façon beaucoup plus uniforme".



TRANSITO, 91, Cayambe, EquateurTransito, un personnage légendaire des droits de l'homme, est souvent appelée la "Rosa Parks équatorienne". Après la conquête espagnole, de nombreux indigènes ont été déchus de leurs droits et forcés à servir comme servants sous contrats dans le système d'haciendas. En 1936, à l'âge de 17 ans, Transito s'est élevée contre le propriétaire d'une hacienda qui l'avait brutalisée. Elle fut envoyée en prison pendant cinq mois pour avoir protesté contre les mauvais traitements qu'elle avait subis. A sa sortie de prison, elle est devenue une légende pour avoir parlé de la situation critique des indigènes équatoriens. Plus tard, elle a participé à l'organisation d'une grève des fermiers indigènes qui a catalysé un nouveau respect pour les peuples indigènes dans la politique équatorienne et dans la société dans son ensemble.


Les extraits de Women Empowered Inspiring Change in the Emerging World ont été édités et utilisés avec la permission de Phil Borges et de CARE. Pour plus d'informations visitez www.care.org.

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Commentaires

I enjoyed this article very much because it is about female activists working with in their own community on issues the relate directly to them. This is essential because so many times privileged activists are actually imposing their views and social models onto another community, usually first world onto developing world, so these examples of community leaders is fantastic. It's proof that community building/re-building is most beneficial when it starts with in the community.

Melissa Perry
Etats Unis

It is amazing to see what these women can do when they are given the opportunity, with microcredit loans. It is just unfortunate that more people do not have similar opportunities.If people our given the opportunity they can go far.


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