01/04/2008 20:53:15
Professor Falk's findings, that media bias has basically remained in tact since 1872, are disheartening and appalling! Do you think that as more women enter the highest levels of journalism this bias will be eliminated?
APPARANCE
10 Questions à Erika Falk
Couvrir l’Apparence, Ignorer la Substance
Peu d'Américaines savent que plus de trente femmes se sont lancées à la course à la présidence aux Etats-Unis. Victoria Woodull, une spiritualiste qui avait réussi comme courtier à Wall Street, fut la première à tenter l'aventure en 1872. Son nom n'est même pas apparu sur les bulletins de vote, et il faudrait attendre encore un demi siècle avant que les femmes n'obtiennent le droit de voter aux élections.
Dans son ouvrage Women for President: Media Bias in Eight Campaigns, Mme Falk a étudié la campagne présidentielle de Victoria Woodhull et de sept autres candidates importantes à la présidence -Belva Lockwood, Margaret Chase Smith, Shirley Chisholm, Patricia Schroeder, Lenora Fulani, Elizabeth Dole et Carol Moseley Braun. Elle s'est en particulier intéressée à la façon dont les médias américains ont traité ces femmes, comparé à leurs homologues masculins. A sa stupéfaction et à son désarroi, ses recherches ont montré que peu de choses avaient changé depuis 1872.
Dans votre ouvrage Women For President: Media Bias in Eight Campaigns, vous vous intéressez à la façon dont les médias ont dépeint huit Américaines qui se sont présentées aux élections présidentielles, comparé à la couverture médiatique dont ont bénéficié leurs homologues masculins. Est-ce que les choses ont beaucoup changé avec le temps?
C'est le résultat le plus surprenant de cette recherche. J'ai examiné huit campagnes entre 1872 et 2004. Les données couvraient trois siècles, cependant, il n'y a eu quasi aucune indication de changement dans le temps. Les disparités qui étaient présentes en 1800 étaient également évidentes dans des campagnes récentes!
Pouvez-vous nous donner quelques tendances principales que vous avez découvertes?
La découverte la plus frappante est que les femmes bénéficient d'une couverture médiatique moindre que celle accordée aux hommes qui se présentent à la même élection. En moyenne, deux fois plus d'articles sont consacrés aux hommes qu'aux femmes, et ces articles sont 7 pourcents plus longs. La couverture médiatique consacrée aux hommes est également plus substantielle. Environ 27 pourcents des paragraphes rédigés à propos des hommes concernent des sujets, contre seulement 16 pourcents des articles consacrés aux femmes.
Est-ce que les stéréotypes jouent un rôle dans la couverture médiatique accordée aux candidates?
Il y a de nombreux exemples indiquant que les rôles traditionnels basés sur le genre et les stéréotypes ont joué un rôle dans la couverture médiatique. On avait plus tendance à minimiser les accomplissements des femmes en laissant tomber leurs titres honorifiques tels que "Sénatrice" et "Députée". Comparé aux hommes, les médias ont également plus tendance à décrire les femmes comme étant émotionnelles, à décrire leur physique et à mentionner leur famille.
Votre ouvrage a été publié avant la campagne de la Sénatrice Clinton pour les élections présidentielles de 2008, mais pouvez-vous nous dire ce que vous constaté concernant la couverture médiatique de sa campagne actuellement, en particulier comparé à la couverture médiatique dont bénéficie le Sénateur Obama?
J'ai mené une étude pilote sur la campagne de Mme Clinton et de Mr Obama qui prenait en compte la couverture médiatique en janvier 2007, quand tous deux ont déclaré leur intention de se présenter à l'élection. Les résultats étaient mitigés. D'un côté, Mme Clinton a reçu une couverture médiatique moindre que celle consacrée à Mr Obama-conformément aux schémas passés. Les médias ont également laissé tomber le titre plus prestigieux de Mme Clinton (Sénatrice) au profit du titre moins prestigieux de "Mme" ou "Melle." Par contre, le titre de Sénateur du candidat Obama a bien moins souvent été remplacé par le terme "M."
D'un autre côté, Mme Clinton a, d'une certaine façon, été mieux traitées que les femmes qui l'ont précédées (mais pas aussi bien que les hommes). Par exemple, historiquement, l'apparence des femmes est mentionnée dans environ 40 pourcents des articles qui leur sont consacrés. Alors que pour les hommes, ce pourcentage est beaucoup plus faible (14 pourcents), mais l'apparence de Mme Clinton n'a été mentionnée que dans 29 pourcents des cas.
Pensez-vous qu'il est plus important pour les candidates de se préoccuper de leur apparence que pour leurs homologues masculins ? Est-ce que vous auriez des conseils à donner aux candidates concernant leur apparence ?
Mes recherches indiquent que les femmes sont décrites physiquement quatre fois plus souvent que leurs homologues masculins qui se présentent à la même élection. La presse accorde beaucoup d'attention à ce que portent les femmes qui se présentent aux élections, à leur coiffure, à leur beauté. Plus la presse passe de temps à s'intéresser à l'apparence de ces femmes, et plus l'espace disponible pour les informations qui pourraient aider les électeurs à faire leur choix est restreint.
Le fait de se concentrer sur l'apparence peut aussi être un moyen subtil d'indiquer aux électeurs qu'un candidat n'est pas sérieux. Ma suggestion : les candidates devraient avoir une garde-robe conçue pour minimiser les commentaires. S'habiller de façon conservatrice avec aussi peu de changement que possible pour diminuer l'attention.
D'après un sondage mené en février 2006 par CBS News et The New York Times, 92 pourcents des Américains disent qu'ils voteraient pour une candidate qualifiée lors d'une élection présidentielle. Quand on leur demande si l'Amérique est prête pour une femme présidente, 55 pourcents des personnes interrogées répondent "oui". Pensez-vous qu'il reste une différence entre ce que les gens ressentent et ce qu'ils font vraiment lors d'une élection ?
Une partie du problème des sondages à propos d'une femme présidente est que la question est posée à propos d'une femme non-identifiée, ce qui encourage les gens à se reposer sur des stéréotypes. Au cours d'une vraie élection, les gens peuvent avoir des attitudes sexistes, mais ils sont rassemblés par la préférence d'un parti, les positions de candidats réels sur des sujets et la personnalité des candidats à cette élection. Les recherches que j'ai menées avec un collègue indiquent que la préférence d'un parti est une force bien plus grande que le sexisme. Au cours de la dernière élection, nous avons demandé aux Démocrates qui avaient dit qu'ils ne voteraient PAS pour une « femme » présidente, pour qui ils voteraient si la Sénatrice Hillary Clinton se présentait contre le Président Bush. La majorité des personnes qui avaient dit qu'elles ne voteraient pas pour "une femme" préféraient Mme Clinton à M. Bush dans une bataille en tête-à-tête.
L'un des schémas dont vous parlez dans votre ouvrage est le "cadre de la nouveauté." Qu'est ce que c'est et pourquoi cela devrait-il nous inquiéter?
Cette année, le New York Times a rapporté que la Sénatrice Clinton était la "première femme avec une réelle chance d'atteindre la présidence". Cependant, si vous regardez en arrière, vous constatez que la même chose avait été dite d'Elizabeth Dole en 2000. Cette année-là, le New York Times a décrit Mme Dole comme "la première femme à devenir une candidate sérieuse à la présidence des Etats Unis". Bien sûr, en 1972 le Seattle Times écrivait, "Aujourd'hui, la Députée Shirley Chisholm est devenue la première femme de couleur à être une candidate sérieuse à la présidence des Etats Unis". La vérité est que les médias ont parlé de chaque femme qui s'est présentée aux élections présidentielles comme si sa campagne était une première.
Le problème avec le fait de considérer toutes les femmes qui se présentent comme des « premières » est que cela suggère que les femmes sont de perpétuelles anomalies dans la sphère politique. Ce qui fait apparaître les femmes comme des candidates plus risquées, moins susceptibles de gagner et moins naturelles dans le monde de la politique. Cette conception alimente le stéréotype que d'une certaine façon les candidates fonctionnent en dehors de leur cadre normal.
Ce que vous constatez est-il typique aux Etats Unis ou est-ce que le phénomène se produit également ailleurs?
Mon travail ne se concentre que sur les candidates aux Etats Unis, mais une étude a comparé la couverture de presse des femmes présidentes et premiers ministres dans le monde par rapport à celle de leurs prédécesseurs ou successeurs immédiats (hommes) et a constaté que les femmes chefs d'état ont reçu moins de couverture médiatique que les hommes. Ce qui me fait penser que les types de schémas que j'ai découverts ne sont pas propres aux Etats Unis.
Quels pourraient être certains des effets potentiels d'une couverture médiatique inégale?
L'inquiétude évidente est que, si la presse ne traite p as les hommes et les femmes de façon égale, les femmes auront moins accès au pouvoir. Une telle tendance vole au visage de l'idéal américain d'un procédé équitable et démocratique. Cependant, ce n'est pas ma plus grande inquiétude. Des études sur des élections à un niveau moins élevé montre des schémas similaires en terme de couverture médiatique biaisée, mais d'autres études montre qu'au cours d'élections moins importantes, les femmes gagnent aussi souvent que les hommes. Ce qui ressort donc clairement de ces études, est que les femmes sont capables de compenser une couverture médiatique biaisée. Ce qui m'inquiète est que la façon dont la presse couvre (et ignore) les candidates à l'élection présidentielle peut dissuader les femmes de se lancer dans une élection. Le parti pris de la presse est important, mais le plus grand facteur pour la faible représentation des femmes à des postes importants est qu'elles se présentent rarement. Mon inquiétude est que la façon dont la presse couvre les femmes pourrait supprimer leurs ambitions politiques.
Selon vous, que pourrait-on faire pour améliorer la couverture médiatique consacrée aux candidates?
Les femmes elles-mêmes peuvent faire beaucoup de choses. Les femmes peuvent concevoir une stratégie de campagne qui tient compte des partis pris qu'elles sont susceptibles de rencontrer. Elles peuvent mettre en avant les problèmes, les caractéristiques traditionnellement masculines associées au leadership et à la rationalité. Elles peuvent recadrer les tentatives pour décrire leurs campagnes comme symboliques ou inédites. Elles peuvent mettre en place des contrôles médiatiques pour appeler et envoyer des lettres quand la couverture médiatique est inéquitable. La chose la plus importante que les femmes peuvent faire est de se présenter aux élections en plus grand nombre. Je soupçonne que lorsque les femmes se présenteront en nombre égal aux hommes, la presse sera moins biaisée.
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01/04/2008 20:53:15
Professor Falk's findings, that media bias has basically remained in tact since 1872, are disheartening and appalling! Do you think that as more women enter the highest levels of journalism this bias will be eliminated?
17/04/2008 19:36:31
When reading this article I kept assuming that it was men who would not want a woman as president, but I remember reading a study about how women have just as little confidence in women in high positions as men do. For instance in the study the majority of women preferred a male boss. I don't know how true it actually is, but I find this strange. I wonder why women feel this way as well as men? I found it particularly interesting that every women candidate is looked upon as the first and how this makes it seem out of the norm. All of the negative stereotypes and media coverages talked about in this article make it seem like this will never change especially since it has gone on for so long. It's a little discouraging, but realistic.
17/04/2008 19:54:24
This comment is in regard to the "10 Questions with Erica Falk" interview. The article really resonates with me when she speaks of the dangers of referring to female political candidates as "firsts." This makes the possibility of women candidates (as well as people of color) seem even more far away and out of reach. If we stop worrying about "firsts" and wondering if our country is "ready for this," people may stop recognizing these titles. This rings true with most situations in the political sphere. If we continue to refer to things as if they were "always this way," it will keep getting in the way of reform and revolution - MD
17/04/2008 19:54:56
I think what's most interesting is that Falk says that Women, over a span of three CENTURIES, get the same results when it comes to media coverage when running against males. Though she does note that intent of Hillary and Obama, she says that Hillary has gotten more media coverage than previous women have in the past.
17/04/2008 19:55:01
10 Questions with Erika Falk: I was shocked to learn how many women have ran for President, many of whom have been labeled the "first" at having a real shot. It seems like while women are running for the presidency, they are also running for "airtime" or media representation as well.
17/04/2008 19:56:09
10 questions with Erica Falk- it is a sad truth that the way women are seen when running for any major political role has not changed in any dramatic way since 1872. For a country with so much power and technology, it is hard to realize that we have put women's roles in politics in the back seat for so long. When will the change ever come if it ever will?
17/04/2008 19:57:17
What i thought was interesting was the question regarding the factor of stereotypes and how they play a role in campaign coverage. What was interesting was the fact that same issues came up in her response as we have discussed in class, for example the mentioning of family. It does not come as surprise that women have less coverage than their male counterparts...many factors come into play resulting in that discrepancy between equal coverage between a male and a female candidate for instance a financial gap (women most of the time have less money to spend than men). While equal coverage opportunities are enforced and practiced it doesn't include fees and cost incorporated to make such media coverage possible, ie Benedita gives us a great example of that.
17/04/2008 19:57:53
It mentions that the first woman to run for presidency was in 1872! Why don't we learn about THAT in history?!
17/04/2008 19:58:22
I found it interesting how a woman's appearance: hair, clothes, and beauty is given a lot of attention. True, it's always nice to look at someone who's gorgeous, but I would choose brains over beauty any day!
17/04/2008 19:59:21
There is no doubt the media is bias. I don't buy the argument of women writing in or creating a media outlet to complain about the one sided media attention in which men recieve. The only way Americans could be accustomed to a woman president in the future, (that is if Hillary doesn't win)is to see more women run for political office.
17/04/2008 19:59:37
Regarding 10 questions I find it so shocking and also very troubling that over more than 100 years the way that women running for president were covered in the media has not changed
17/04/2008 20:00:14
10 Questions with Erika Falk - I found Falk's comment about how party preference "is a much stronger force" than sexism, and that people who otherwise did not desire to have a female president would vote for a female candidate simply because she was a candidate in the party of their choice. What does this really say about U.S. politics/political ideologies?
17/04/2008 20:00:32
10 Questions with Erika Falk was eye opening on how women receive little attention in the media when they run for office. It's unfortunate how women must not draw attention to their appearances as the media scrutinizes that more than their male counterparts.
17/04/2008 20:00:39
Erika Falk: The media has the control to focus viewers attention unto fashion, like subtle changes in a female candidates appearance. The public needs to push the media to stay focused on the issues, and leave the hairstyles to the tabloids.
17/04/2008 20:02:36
i was shocked to learn that there has been more than 30 women that have run for presidency, and what is even more absurd is that i havent heard anything about this in the media, books, internet and so forth
17/04/2008 20:03:59
regarding 10 questions... it is an interesting article, but i feel like this year's election has thrown all these rules out the window, as very few are relevant now.
17/04/2008 20:07:59
Erica Falk: After reading the 10 questions with Erica Falk, I thought it was really interesting that she found that the force of party politics was usually stronger than that of sexism. For example, when people were asked directly if they could ever vote for a woman for president and they responded "no," they were the same people who would rather have voted for Clinton than Bush when they were given the choice between two specific candidates. I also thought it was amazing on how much a role a woman's appearance played during an election. Falk even suggested that a woman dress conservatively as to not start more comment or discussion on her appearance rather than her politics.
17/04/2008 20:13:17
women have always received less screen time/media coverage/representation...why would it be any different in political campaign? I don't agree with it but I am certainly not the least bit surprised.
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