ELECTIONS

Benazir Bhutto et Au-delà

La Participation Politique des Femmes dans le Pakistan d’Aujourd’hui

En Décembre 2007, tandis que nous nous préparions à lancer cette exposition, la nouvelle est tombée, Benazir Bhutto venait d'être assassinée au Pakistan. Ancienne premier ministre qui vivait en exil depuis près de 10 ans, Benazir Bhutto était retournée dans son pays pour participer à nouveau aux plus hauts niveaux du gouvernement, seulement pour être abattue sur le chemin des élections, à peine quelques mois après son retour. Dans des interviews podcast séparées I.M.O.W. s'est entretenu avec Masuma Hasan et Fatima Bhutto, deux témoins intimes du processus politique pakistanais.

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I.M.O.W
Masuma Hasan déclare que l'héritage de Benazir Bhutto est important: "Cela fait une grande différence quand une femme est chef de gouvernement. Cela inspire toujours les femmes. D'une certaine façon, il y a un sentiment de plus grande sécurité; on a l'impression qu'elle comprendra".
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I.M.O.W.
L'opinion de Fatima Bhutto sur sa défunte tante est moins favorable que celle de Masuma Hasan: "Elle a été la seule femme premier ministre que nous ayons eue et pourtant rien de substantiel n'a été fait pour les femmes".
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Sajjad Ali Qureshi
L'ancienne premier ministre Benazir Bhutto s'adresse à ses partisans durant un rassemblement de campagne électorale à Wahcantt, Pakistan, le 26 décembre 2007. Elle a été assassinée le lendemain. Agrandir >
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Sajjad Ali Qureshi
Les employés des bureaux de vote scandent des slogans pendant la « Longue Marche » à Rawalpindi, Pakistan, le vendredi 13 juin 2008. Des milliers de protestataires de tout le Pakistan ont marché vers la capitale, Islamabad, pour faire pression en faveur du rétablissement en fonction des juges destitués sous le Président Pervez Musharraf. Agrandir >
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Sajjad Ali Qureshi
Une femme du village de Jallozai dans la province à la frontière du nord ouest du Pakistan proteste pour son droit de vote. Les anciens de la province n'ont pas permis aux femmes de voter, menaçant leurs familles d'une amende de 100 000 roupies (1 500$) si elles essayaient de voter. L'affiche dit, "Monsieur, accordez-nous notre droit". Agrandir >
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Sajjad Ali Qureshi

Pendant les élections générales du 18 février 2008, les femmes de Rawalpindi, Pakistan, montrent leur carte d'identité. Les cartes d'identité sont obligatoires pour tous les citoyens de plus de 18 ans.

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Sajjad Ali Qureshi
Dans un bureau de vote de Rawalpindi les femmes s'entraident pour voter, en utilisant leur empreinte de pouce sur les bulletins de vote nationaux et locaux. Les hommes et les femmes votent dans des zones séparées afin de garantir le confort et la sécurité des électeurs. Agrandir >
L'instabilité politique gangrène le Pakistan depuis sa fondation en 1947, après qu'il ait obtenu son indépendance de la Grande Bretagne et se soit séparé de l'Inde. Dans les années qui ont suivi, de nombreux dirigeants ont été destitués, exilés et assassinés. La Guerre de la Terreur qui a suivi le 11 septembre a également placé le Pakistan dans une position précaire, considéré comme un terrain propice aux terroristes et une source essentielle de renseignements.

Les quelques dernières années ont été particulièrement agitées. En 2007, le mépris croissant et endémique du gouvernement autoritaire pour la loi et ses abus de pouvoir -- notamment la destitution de juges indépendants -- a mené à des troubles civils et de nombreux appels pour que le président du pays, le Général Pervez Musharraf, se retire.

Une Femme Premier Ministre

Sur la toile de fond de l'histoire turbulente, Benazir Bhutto s'est élevée au pouvoir à la fin des années 80 et dans les années 90, en occupant par intermittence le rôle de premier ministre, la première et l'unique femme à avoir occupé ce rôle. A la suite de scandales politiques et de nombreuses accusations de corruption, Benazir Bhutto est partie en exil en 1998. Elle est revenue au Pakistan pour la première fois en 2007 après avoir atteint un accord d'amnistie avec le Président Musharraf.

Le 27 décembre 2007, à l'approche des élections de janvier 2008 -- pour lesquelles, Benazir Bhutto était la candidate principale du parti d'opposition -- elle a été assassinée après un discours, lors d'un rassemblement à Rawalpindi. Son décès a amené une confusion temporaire au sein du Pakistan People's Party et a conduit au report des élections. Les partis anti-Musharraf ont gagné avec de larges marges au cours des élections qui ont eu lieu le 18 février 2008. En août 2008, devant la menace d'une mise en accusation, le Président Musharraf s'est officiellement retiré.

Deux Commentatrices Contemporaines

Est-ce que Benazir Bhutto a servi les femmes du Pakistan? Et est-ce que sa présence a inspiré d'autres Pakistanaises à participer au processus politique--en tant qu'électrices ou que candidates? Deux témoins intimes de la politique pakistanaise nous aident à faire la lumière sur ces questions et nous présenter des vues divergentes sur la promesse et la fin de la participation politique des femmes.

A près de soixante-dix ans, Masuma Hasan a été fonctionnaire pendant plus de 40 ans, au sein de nombreuses administrations. Née peu après l'indépendance du Pakistan, Masuma se souvient encore de la façon dont les premières élections démocratiques du pays ont amené le père de Benazir Bhutto, Zulfikar Ali Bhutto, au pouvoir. Pour Masuma Hasan, l'héritage de Benazir Bhutto est important: "Cela fait une grande différence quand une femme est à la tête d'un gouvernement. Cela inspire toujours les femmes. D'une certaine façon, il y a un sentiment de plus grande sécurité, on a l'impression qu'elle comprendra".

Fatima Bhutto, presque 30 ans, est la nièce de Benazir Bhutto. Elle observe la politique pakistanaise à travers les yeux d'une journaliste, avec l'héritage politique de sa famille dans son sillage. L'opinion de Fatima est moins favorable : "Elle était la seule femme premier ministre que nous ayons eue et pourtant rien de substantiel n'a été fait pour les femmes. Les lois Hudood sont restées en place. Il n'y a pas eu d'amélioration significative, voire même aucune, dans la façon dont l'éducation des femmes est gérée et dans la façon dont les soins de santé pour les femmes sont programmés".

Masuma Hasan et Fatima Bhutto ont des opinions différentes sur bien d'autres aspects du processus politique, notamment sur l'utilité du système pakistanais de réservation, qui alloue un cinquième des sièges du Parlement aux femmes. Pourtant, toutes deux sont d'accord pour dire que leurs concitoyennes sont politiquement conscientes en général et que leur participation en tant qu'électrices et qu'avocates de la démocratie a été énergique et vitale.

Ecoutez les podcasts des interviews complètes de Masuma Hasan et Fatima Bhutto.


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